Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a annoncé la suppression progressive de la carte scolaire avec une expérimentation prévue dès la rentrée 2007 sans que la représentation nationale n'ait été saisi de cette question et une généralisation prévue en 2008.
Les jeunes socialistes prennent note du refus du ministre de débattre de cette question fondamentale à l'Assemblée nationale et le met en garde. Cette méthode rappelle celle d'une autre réforme qui en son temps avait rencontré l'opposition ferme et déterminée de millions de manifestants.
Nous appelons les parents d'élèves à ne pas se laisser duper par la rhétorique du « libre choix ». En effet, la droite laisse croire qu'elle permettra à tous les parents de choisir librement l'établissement de leur enfant alors qu'en réalité ce seront les établissements qui choisiront leurs élèves à partir de critères très opaques. De ce fait, cela reléguera davantage les enfants issus de familles en difficulté.
Le Mouvement des Jeunes socialistes et le PS réaffirment ensemble leur attachement à la mixité scolaire et proposent d'aménager la sectorisation scolaire quand la mixité sociale ne la permet pas. La carte scolaire est un outil au même titre que d'autres pour permettre à des enfants issus de milieux différents de vivre ensemble et de se connaître et donc de devenir des citoyens ouverts. Ils rappellent que cette question concerne à la fois les zones rurales, les grandes villes et les banlieues.
En outre, nous nous étonnons du silence du ministre sur la place des établissements privés sous contrat dans le cadre de cette réforme. Pour leur part, dans le cadre de l'aménagement de la sectorisation scolaire qu'ils proposent, les socialistes s'engagent à mettre en place une concertation avec les responsables des établissements privés sous contrat pour que tous les établissements participant à la mission de service public financée par le budget de l'Etat et des collectivités territoriales respectent le même objectif de mixité sociale.
Voilà encore la démonstration, pour ceux qui en doutaient, que la droite et la gauche ne seront jamais la même chose et sourtout pas en matière d'éducation.